Comprendre les hémorroïdes : définition, fréquence, signes
Hémorroïde ou autre chose ? Fissure, condylome, prolapsus, cancer
Texte rédigé avec l'aide d'une IA · mis à jour le
Souvent, ce sont bien des hémorroïdes. Mais d’autres maladies de l’anus ou de l’intestin donnent exactement les mêmes symptômes : sang, démangeaisons, douleur, boule 1. L’erreur est fréquente, y compris chez les médecins : sur 476 personnes adressées à un spécialiste pour des « hémorroïdes » 2, une sur trois avait autre chose 2, le plus souvent une fissure ou une marisque 2. Aucun signe ne tranche à coup sûr. Un examen de l’anus, rapide et le plus souvent indolore 3, sans préparation 3, change tout : en médecine générale, il a permis un diagnostic dans 76 % des cas, contre 20 % sans examen 4. Voici ce que chaque signe peut cacher, et quand consulter. Rien ici ne remplace cet examen.
Pourquoi est-il si facile de se tromper ?
Parce que les mêmes signes ont plusieurs causes, et que l’anus est rarement regardé.
| Ce qu’on a mesuré | Résultat |
|---|---|
| 548 personnes gênées à l’anus, en Allemagne, toutes examinées 5 | 63 % se croyaient atteintes d’hémorroïdes 5 ; l’examen en a trouvé chez 18 % d’entre elles 5 |
| 476 personnes adressées à un spécialiste pour des « hémorroïdes » 2 | Diagnostic juste dans 65 % des cas 2 ; ailleurs, fissure (34 %), marisque (27 %), papille hypertrophique (6 %) 2 ; 3 cancers, soit 0,63 % 2 |
| Les mêmes dossiers | L’anus n’avait été examiné que dans 48 % des cas avant l’envoi 2 |
| 198 médecins devant des photos de lésions courantes de l’anus 6 | 53,5 % de bonnes réponses 6 ; les plus reconnus, les condylomes et le prolapsus ; les moins reconnus, les hémorroïdes 6 |
| 1 061 patients de médecine générale, en France 4 | 85 % de ceux qui avaient un symptôme de l’anus n’en parlaient pas d’eux-mêmes 4 ; avec un examen de l’anus, un diagnostic dans 76 % des cas, contre 20 % sans 4 |
Une crème qui soulage ne prouve rien. Beaucoup de ceux qui se croyaient à tort atteints d’hémorroïdes s’étaient « soignés » avec succès par des compresses, des crèmes ou des pommades 5. Et une crème à la cortisone appliquée sur autre chose qu’une hémorroïde peut nuire à l’anus 7.
Une photo ne suffit pas non plus. Même des médecins, devant des photos, se trompent une fois sur deux 6, et leur expérience n’y changeait rien 6. Les photos de cette page servent à comprendre ce que le médecin cherche, pas à se passer de lui.
Ce que vous remarquez, et ce qui peut être en cause
Le tableau aide à s’orienter et à choisir le bon délai. Il ne permet pas de trancher : plusieurs causes peuvent coexister, et une hémorroïde peut en cacher une autre 8.
| Ce que vous remarquez | Ce qui peut être en cause | Quand consulter |
|---|---|---|
| Sang rouge vif, sans douleur, après la selle 9 | Des hémorroïdes, le plus souvent ; mais d’autres lésions saignent aussi 10 | Au premier saignement, et s’il se répète 11 |
| Du sang en flots, avec pâleur, cœur rapide, sueurs, malaise 12 | Un saignement abondant, rare 12 | Tout de suite : les urgences, le 15 12 |
| Des selles très noires 11 | Un saignement digestif ; c’est l’un des signes qui font rechercher un cancer colorectal 13 | Dès que possible 11 |
| Une douleur vive à chaque selle, comme une déchirure, qui peut durer des heures 10 | Une fissure 10 | Si la plaie ne cicatrise pas au bout d’un mois 14 |
| Une douleur continue, qui empêche de dormir, avec une boule qui grossit 10 | Un abcès 10 | En urgence 10 |
| Une douleur intense avec plus de 38 °C de fièvre 11 | Une infection, un abcès, entre autres 15 | Dès que possible 11 |
| De petites excroissances granuleuses, « en chou-fleur » 16 | Des condylomes 16 | Consultez : ils se transmettent 17 |
| Quelque chose sort à la selle, puis rentre 18 | Une hémorroïde interne qui sort 1, ou un prolapsus du rectum 18 | Consultation ; le médecin doit voir ce qui sort 19 |
| Un point dur ou une boule qui grossit depuis des semaines ou des mois 10 | À faire examiner : le cancer de l’anus existe 10 | Consultez 10 |
| Des démangeaisons qui durent 20 | Une maladie de peau, une infection, des vers 20, parfois des hémorroïdes qui suintent 20 | Jamais une urgence 21, mais une consultation 20 |
| Des envies d’aller à la selle sans cesse, pour n’évacuer que du sang ou des glaires 10 | Une inflammation du rectum 22 | Rapidement 10 |
Plus bas, chaque situation en détail.
Mon anus est « en chou-fleur » : qu’est-ce que c’est ?
Cet aspect, de petites excroissances groupées, est celui que les proctologues décrivent pour les condylomes. Ce sont des verrues de la région anale et génitale, dues au papillomavirus (HPV) 17. Elles sont blanchâtres, rosées ou grisâtres, à crêtes dentelées 16, et vont d’une tête d’épingle à plusieurs centimètres 16. Elles démangent parfois, ou laissent des traces de sang à l’essuyage 16. Une marisque, elle, est un repli de peau souple 23 ; les proctologues la distinguent des condylomes à leur surface granitée 23.

Des condylomes : de petites excroissances granuleuses, blanchâtres, souvent groupées.
Ce qu’il faut savoir :
- ils se transmettent surtout par voie sexuelle 17, et le préservatif protège mal, car le virus est présent sur toute la peau du périnée 16 ;
- ils sont fréquents : ils concerneraient plus de 2 % des personnes sexuellement actives de 20 à 30 ans 16 ;
- le médecin regarde aussi l’intérieur de l’anus : une anuscopie doit toujours être faite quand il y a des condylomes à l’extérieur 16 ;
- ils reviennent souvent : une fois sur deux après le traitement 16 ;
- ils ne sont pas anodins : des antécédents de condylomes anaux multiplient par 10 le risque de cancer de l’anus 16 24. Une lésion précancéreuse de haut grade a été trouvée dans 11,8 % des condylomes chez les personnes au système immunitaire normal, et 24 % chez les personnes immunodéprimées 24.
La vaccination contre le HPV les prévient 17. Elle est recommandée aux filles et aux garçons de 11 à 14 ans 25, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans 25.
Ça fait mal à chaque selle : est-ce une fissure ?
Probablement, si la douleur suit ce rythme. La fissure est une plaie de l’anus 26, la plus fréquente de ses maladies après les hémorroïdes 26. Elle se situe le plus souvent à l’arrière 26. Elle brûle au passage des selles 26, donne l’impression d’une déchirure 26, et la douleur peut disparaître quelques minutes puis revenir et durer plusieurs heures 26. Elle saigne peu : du sang rouge sur le papier ou dans les selles 26.

Une fissure ancienne : la plaie allongée en bas, et, à son bord, le relief de peau qui l’accompagne souvent.
Fissure ou hémorroïdes ? Les hémorroïdes font moins mal qu’une fissure 26, mais saignent davantage 26. Le saignement des hémorroïdes est indolore, contrairement à celui de la fissure 1.
Une fissure est bénigne : elle n’est pas un cancer et ne le devient pas 26. Le médecin la voit sans avoir à examiner l’intérieur de l’anus 27. Il lui arrive de laisser à son bord un petit relief qui persiste après la cicatrisation, une marisque ou une papille 27.
Ce qui doit faire revoir le médecin : une plaie qui ne cicatrise pas au bout d’un mois 14, ou une maladie chronique (diabète, VIH, déficit immunitaire, maladie de Crohn) 14. Une « fissure » qui ne guérit pas, qui siège ailleurs qu’à l’avant ou à l’arrière, ou qui est dure au toucher, doit faire évoquer un cancer de l’anus 28 8.
Un petit « polype » au bord de l’anus : qu’est-ce que c’est ?
Le mot « polype » est trompeur. Les polypes dont parlent les médecins sont ceux du côlon et du rectum 29. Ils ne donnent le plus souvent aucun symptôme, et on les découvre à la coloscopie 29. Certains peuvent devenir un cancer 30, en 5 à 10 ans 31.
Ce qu’on sent ou voit au bord de l’anus est donc le plus souvent autre chose :
- une marisque, un repli de peau souple et indolore 23, souvent laissé par une ancienne thrombose 23 ;
- une papille hypertrophique, une petite formation en relief à l’intérieur du canal anal, qui accompagne souvent une fissure 27 ;
- des condylomes, décrits plus haut.
Notre lecture. Les recherches « polype anus externe » décrivent presque toujours l’un de ces reliefs, pas un polype au sens médical. Nous n’avons trouvé aucune étude qui le mesure. Une marisque qui s’ulcère en son centre n’en est pas une : elle doit faire rechercher une maladie de Crohn 23.
Quelque chose sort de l’anus : hémorroïde ou prolapsus du rectum ?
Deux choses différentes peuvent sortir :
- des hémorroïdes internes, qui s’extériorisent par l’anus 1 ; elles ne concernent que la couche interne de la paroi, près de l’orifice 19 ;
- le rectum lui-même : c’est le prolapsus rectal, qui concerne un segment entier de l’intestin, situé plus haut 19.
La fiche de la SNFCP sur l’enfant décrit le prolapsus rectal comme une masse rosée aux plis concentriques 32. Chez l’adulte, il s’observe surtout chez les femmes après la ménopause 18.

Un prolapsus du rectum : une seule masse ronde, d’un seul tenant.

Des hémorroïdes internes sorties : plusieurs paquets distincts, séparés par des sillons. Les deux photos viennent du même médecin.
La confusion va dans les deux sens. Sur 480 personnes adressées à des spécialistes pour un prolapsus rectal, le diagnostic était faux chez 38,7 % 33 ; il s’agissait surtout d’hémorroïdes (68 %) 33, et de 3 cancers du rectum 33.
Les deux se traitent très différemment, et le chirurgien doit voir ce qui sort pour trancher 19. Pendant l’examen, le médecin peut vous demander de pousser comme à la selle, pour faire sortir des hémorroïdes internes ou rechercher un prolapsus du rectum 3. Certains patients apportent une photo prise chez eux 19.
Ça saigne : hémorroïde, fissure ou cancer ?
Le saignement des hémorroïdes est rouge vif, indolore, parfois abondant, et suit la selle 9. La fissure saigne en faisant mal 9. Mais il n’y a pas que les hémorroïdes qui saignent 10.
Ce qui doit faire penser à autre chose :
- du sang mélangé aux selles, avec des glaires, ou en dehors de la selle 9 ;
- une constipation récente ou qui s’aggrave 34, une sensation de rectum plein 34, un besoin pressant d’aller à la selle 34 ;
- une perte de poids inexpliquée 34, ou une anémie découverte sur une prise de sang 34.
Une idée fausse : « le cancer saigne plus ». C’est l’inverse qui est décrit. Les tumeurs de l’anus donnent des saignements répétés, mais peu abondants 9 : de petits saignements, du sang sur le papier, ou des sécrétions qui tachent les sous-vêtements 35. Les polypes et les cancers du côlon saignent parfois de façon invisible à l’œil 9.
Combien de saignements sont un cancer ? Cela dépend de qui saigne.
| Qui saignait | Part de cancers colorectaux |
|---|---|
| 709 adultes qui avaient saigné dans l’année, sur 4 006 interrogés en Grande-Bretagne 36 | 1 sur 709 36 |
| 3 422 personnes de 18 à 40 ans qui saignaient, toutes explorées par coloscopie 37 | 1,3 % 37 ; des hémorroïdes chez 48 % 37 |
| Des patients de 50 ans ou plus, vus en médecine générale pour un saignement 38 | 8,1 % 38 |
Le cancer du rectum se cache souvent derrière des « hémorroïdes » : dans une enquête auprès de malades, plus de la moitié avaient d’abord attribué leurs symptômes aux hémorroïdes 39. Avant 50 ans, un retard de 4 à 6 mois au diagnostic est courant 40.
À partir de quel âge s’inquiéter davantage ? Les sources ne donnent pas le même seuil. La SNFCP insiste sur le saignement après 40 ans, ou avec des cas de cancer de l’intestin dans la famille 10. Ameli explore le côlon au moindre doute, d’autant plus après 45 ans 41. Les recommandations de la HAS, qui datent de 2004, prévoient une coloscopie après 50 ans pour un saignement rouge vif isolé et répété 42, et à tout âge pour un saignement rouge foncé, répété 42. Les trois se rejoignent sur l’essentiel : tout saignement mérite une consultation 10.
Chez la femme, vérifiez que le sang vient bien de l’anus et non du vagin 12.
Et le cancer de l’anus ?
Il est rare : un peu plus de 2 000 nouveaux cas par an en France 43, contre 47 582 cancers du côlon ou du rectum en 2023 31. Il touche trois fois plus de femmes que d’hommes 43. La plupart des cas surviennent sans facteur de risque connu, surtout chez des femmes âgées 8.
Il est souvent pris pour autre chose. Ses symptômes sont peu caractéristiques 35, chroniques, et ont tendance à s’aggraver 35. Ils sont le plus souvent attribués à des hémorroïdes, et la consultation est souvent tardive 35. Les études le chiffrent :
- dans une série de 93 cancers de l’anus 44, 57 % avaient d’abord reçu un diagnostic de maladie bénigne 44 ; un quart des malades avaient des symptômes depuis plus de six mois 44 ;
- dans une autre, « hémorroïdes » était le diagnostic donné à la première visite chez 27 % des malades 45 ; le cancer a été trouvé en moyenne 7,4 mois après les premiers symptômes 45.
Ce qui doit alerter : du sang (78 % des malades d’une série) et une douleur (63 %) 46 ; une boule qui persiste 35, souvent peu douloureuse 8 ; une plaie ou une « fissure » qui ne guérit pas 28. Le signe que cherche le médecin est la dureté : une lésion indurée doit faire évoquer un cancer 35. La moitié des tumeurs se voyaient de l’extérieur au moment du diagnostic 47, et 95 % des malades d’une série avaient au moins une anomalie à l’examen 46. D’où l’intérêt de se faire examiner plutôt que de soigner longtemps une « hémorroïde » qui ne passe pas.

Un cancer de la marge de l’anus : une masse en relief, bourgeonnante, qui saigne, d’un seul côté.
Qui est plus exposé : le cancer de l’anus est presque toujours lié au papillomavirus (HPV) 35. Le tabac, le VIH et les traitements qui affaiblissent l’immunité, chez les greffés par exemple, favorisent sa survenue 35. Une surveillance régulière de l’anus est conseillée aux personnes vivant avec le VIH, surtout les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, aux femmes qui ont eu un cancer ou une lésion précancéreuse du col de l’utérus, et aux malades traités longtemps par immunosuppresseurs 35. Trois groupes sont à très haut risque : les hommes vivant avec le VIH qui ont des rapports avec des hommes, les femmes qui ont eu une lésion précancéreuse ou un cancer de la vulve dus au HPV, et les femmes greffées d’un organe depuis plus de dix ans 43. Chez eux, le risque dépasse 45 cas pour 100 000 personnes chaque année 43. Un examen de l’anus chaque année leur est recommandé 48. Le dépistage ne concerne pas le reste de la population 43.
Soigné tôt, il guérit bien : pour les petites tumeurs, la guérison est obtenue dans 85 à 90 % des cas à cinq ans 35. Seule une biopsie confirme le diagnostic 35.
Quand on analyse les tissus retirés lors d’opérations d’hémorroïdes, un cancer de l’anus n’est trouvé que dans 0,13 % des cas 49. Rare, donc, mais pas nul.
Douleur continue, fièvre, boule qui grossit : un abcès ?
Un abcès se forme à partir de l’infection d’une glande normalement présente autour de l’anus 50. La douleur est continue, souvent très forte, et empêche de dormir 50. S’il est gros, on sent une boule très sensible à côté de l’anus 50. La fièvre n’est pas toujours là 50. Il ne faut pas le confondre avec une thrombose 15.

Un abcès : une grosseur rouge, tendue, à côté de l’anus, et non dans l’anus.
C’est une urgence : l’abcès doit être ouvert 50. Il ne faut pas attendre qu’il « mûrisse » 15, et il faut éviter les anti-inflammatoires, qui peuvent l’aggraver 50.
Un abcès sur cinq évolue vers une fistule 51 : un trou dans la peau, à côté de l’anus, qui coule de temps en temps 52. La fistule ne guérit pas seule 52, et les crèmes, pommades, antiseptiques ou antibiotiques ne sont pas efficaces 52. Seule la chirurgie la guérit 52.
Ça gratte sans arrêt : est-ce les hémorroïdes ?
Pas forcément. Les démangeaisons de l’anus ont de nombreuses causes : une maladie de la peau (psoriasis, mycose, eczéma), une lésion due au papillomavirus, des vers 20, mais aussi des hémorroïdes qui suintent, une fistule ou des condylomes 20. La cause n’est trouvée qu’une fois sur deux 17.
Sur le rôle des hémorroïdes, les sources divergent. Une fiche de la SNFCP pour les soignants écrit qu’elles ne sont pas, en elles-mêmes, responsables des démangeaisons 53. Ameli cite les hémorroïdes parmi les causes locales que le médecin recherche 54.
Les démangeaisons ne sont jamais une urgence 21. Mais si elles s’accompagnent d’un saignement, d’une douleur, d’un suintement, d’une fièvre ou de troubles du transit, il faut consulter 21.
Glaires, faux besoins, sang : une inflammation du rectum ?
Des envies fréquentes d’aller à la selle, des faux besoins, des glaires et du sang, rarement des douleurs : ce sont les signes d’une inflammation du rectum, la rectite 22. Elle peut venir d’une maladie inflammatoire de l’intestin, surtout la rectocolite hémorragique 9, dont le saignement est présent dans plus de 90 % des cas 55, ou d’une infection sexuellement transmissible (gonocoque, chlamydia, herpès) 22. L’examen du rectum écarte facilement l’origine hémorroïdaire 22.
La maladie de Crohn touche la région de l’anus chez un malade sur deux au cours de sa vie 56 : plaies, abcès, fistules, replis de peau enflammés 56.
Que fait le médecin pour trancher ?
Il vous interroge, puis examine l’anus : c’est indispensable pour poser un diagnostic, ce que ne permet pas un simple interrogatoire 3. L’examen est rapide et le plus souvent indolore 3. Il regarde l’anus, fait un toucher rectal et regarde l’intérieur du canal avec un petit tube, l’anuscope 35. Le toucher recherche une grosseur, une douleur localisée, une zone dure, l’orifice d’une fistule 3 ; les hémorroïdes internes, elles, ne se sentent pas au toucher, sauf thrombose 3.
Selon ce qu’il trouve, il peut demander une coloscopie, en cas de doute sur l’origine d’un saignement 11, ou faire une biopsie, un petit prélèvement de tissu, au moindre doute sur une lésion 57.
Il vaut mieux demander l’avis d’un médecin qui vous examine que mal se soigner tout seul 10.
Peut-on mourir des hémorroïdes ? Quand faut-il consulter ?
Sources
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Crédits des images
- « Analwarts », Colorectal at Greek Wikipedia Απόστολος Σταματιάδης, CC BY-SA 3.0, source : commons.wikimedia.org.
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